Lefebvre Zisswiller

Flowing news ✺ Créalab, projet art-sciences, Université de Strasbourg ✺ 14.02.2026 Discesa Libera, création vidéo-musique contemporaine, Milan (IT) ✺ 12.03.2026 Hydrostalgie de nos corps liquides, Le Grand SWITCH, Collège Doctoral Européen, Strasbourg ✺ 04.2026 Villa La Brugère, résidence d'écriture, Arromanches-les-Bains (FR) ✺ 11.06—31.08.2026 Art au Centre 19, groupshow, Liège (BE) ✺ 2025 Dotation Temps de recherche artistique, ADAGP ✺☇◯◌◯ Flowing news ✺ Créalab, projet art-sciences, Université de Strasbourg ✺ 14.02.2026 Discesa Libera, création vidéo-musique contemporaine, Milan (IT) ✺ 12.03.2026 Hydrostalgie de nos corps liquides, Le Grand SWITCH, Collège Doctoral Européen, Strasbourg ✺ 04.2026 Villa La Brugère, résidence d'écriture, Arromanches-les-Bains (FR) ✺ 11.06—31.08.2026 Art au Centre 19, groupshow, Liège (BE) ✺ 2025 Dotation Temps de recherche artistique, ADAGP ✺☇◯◌◯

« En ce temps là, nous entrions dans la nuit et plus rien n’apparaissait distinctement. Nous cherchions alors à modifier nos postures pour construire d’autres relations avec notre milieu. »

À travers une suite de stances, Candela met en scène des adolescents dans des positions d’affût, attentifs aux manifestations du vivant.

 

Réalisation : Lefebvre Zisswiller, étalonnage : Elliot Eugénie, néons : Alexis Neons
Production : Lefebvre Zisswiller avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire, la Draaf, la Drac Centre-Val de Loire, le Legta de Chartres La Saussaye et la Drac Grand Est.

Translation, ou l’expérience d’une terre qui déborde et ne persiste que dans les pas d’un homme. Figure isolée, l’homme circule aux limites du milieu qu’il arpente. Il nous précède, nous accompagne et nous succède. La responsabilité de son geste évolue par la formulation d’une présence qu’il porte. Son déplacement se frotte à l’environnement, s’attache à l’expérience du non-lieu et à l’étendue en écho qui s’étire, doublée par un monde de reflets. Seul l’horizon scinde l’espace dans son rapport intégral.

 

Réalisation, montage : Lefebvre Zisswiller, image : Ivan Castineiras Gallego, assistante réalisation : Lauren Oliel, ingénieure du son : Ludivine Pelé, lumières : Ludovic Pollet, étalonnage : Julien Saez, sound design : Adrien Fontaine, montage son et mixage : Ludivine Pelé, sound design : Adrien Fontaine

Production : Le Fresnoy -Studio national des arts contemporains, avec le soutien de la Région grand Est

Le langage est une matière organique, visible et translucide, que l’on peut traverser de part en part. Il se déploie dans son propre milieu comme un magma ou comme des cristallisations solides et creuses. Au cours de ces changements d’état, une prosodie cherche à se manifester et à s’extraire. Il s’agit d’ausculter cette tentative de formulation et les forces transformatrices du langage.

 

Réalisation : Lefebvre Zisswiller, image : Alan Guichaoua, montage : Anna Brunstein, CGI : Alexandre Peschmann, étalonnage : Marine Surblé, ingénieur du son : Christian Cartier, assistant prise de son : Victor Lenoir, sound design : Adrien Fontaine, montage son et mixage : Clément Decaudin, assistant montage son : Manu Martin

Production : Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains, partenariats : CIAV Meisenthal, CRD Tourcoing, Icam Lille

L’idée selon laquelle la vie s’est formée à partir de l’argile existe dans plusieurs récits sur l’origine de l’humanité et dans certaines théories scientifiques contemporaines. L’argile renvoie à une dualité : essentielle à la vie par sa composition chimique, c’est aussi un support de croyance en tant qu’objet façonné.

La série photographique Muddy Doodle ausculte le processus d’apparition de concrétions en argile, prenant leur origine dans les gestes que plusieurs générations de faïencier·ères ont inscrit dans la terre tout au long du XIXème siècle. Témoignages de la préhension et de l’excitation motrice, ces manipulations nous interrogent sur la possibilité d’une présence invisible laissée par l’humain·e dans un milieu.

 

Avec le soutien de la Région Grand Est et de Accélérateur de Particules. Cycle de création « C’est un fantasme ça aussi, la totalité ».

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Depuis ces épaules

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Depuis ces épaules 

Comment percevoir le mouvement des pierres, ces organismes du temps profond ? La question est à l’origine de la série photographique Mineral Tides, réalisée lors d’une enquête sur les murs en pierres sèches présents dans les collines du parc naturel régional des Ballons des Vosges. La recherche se concentre sur les plus anciens murs de la zone, croisant le regard d’un murailler, d’un géobiologue et d’un géologue pour approcher les enjeux structurels et cosmiques des édifices.

Chaque pierre du mur est placée selon son orientation de naissance, c’est à dire, selon la direction dans laquelle elle se trouvait lorsqu’elle s’est détachée de la roche mère. Le mur est un assemblage sans liant dans lequel un tiers du volume est vide. Dans ce corps creux, toutes les pierres portent en silence la traction gravitationnelle de la lune qui soulève la croûte terrestre telles des respirations imperceptibles. Le mur en pierre sèches est une zone de contact vivante reliant les strates du temps géologique et humain, et le révélateur d’un lien invisible avec l’environnement.

 

Avec le soutien de la DRAC Grand Est (Été culturel – dispositif Jeunes Estivants)

Production : Lefebvre Zisswiller avec le soutien de la Région Grand Est. Cycle de création « C’est un fantasme ça aussi, la totalité ».

Réalisée dans un laboratoire de biologie marine, cette série s’inscrit dans un cycle de recherche sur les rapports de pouvoir et d’écoute dans la Baltique. L’algue est ici une intermédiaire pour approcher le milieu sous-marin, et un marqueur de l’état de santé de la mer, signalant les fragilités d’un corps liquide confronté à de multiples pressions anthropiques.

Milan. Nous avons traversé les mondes en suivant différents états de l’eau — océan, sueur, lacs, rivières, larmes, pluie, flaques — toujours évaporés. Nous avons alors glissé entre le plissement des roches, en nous laissant pousser vers le ciel par les plaques africaine et eurasienne. Nous avons suivi l’érosion et les effondrements répétés. Puis l’ascension s’est accélérée : croissance effrénée de la dolomie, frictions cristallines, oscillations et mémoires minérales secouées par le cycle des marées terrestres. Nous sommes montés dans la glace et la neige durcie.

Les mains tendues reprennent le cheminement en sens inverse, cherchent une ligne à suivre.

En partant de la visualisation, étape préparatoire durant laquelle les skieur·euses se projettent mentalement dans chaque détail du terrain à parcourir lors de la course, Les (corps) traversants, I (corpi) traversanti nous met en contact avec les strates d’une mémoire du temps profond, où la matière sédimente, se dissout. Les gestes des sportif·ves et ceux de la pianiste se fondent dans les mouvements d’autres corps bien plus vastes, les mains guident cette descente du corps, à la fois mentale et concrète, intérieure et cosmique.

 

Réalisation, montage : Lefebvre Zisswiller, composition musicale : Giulia Lorusso, étalonnage : Elliot Eugénie
Production : Divertimento Ensemble, Milan

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